A- Les femmes investissent le marché du travail
1) une approche numérique
Durant la guerre, les hommes doivent quitter leur poste à l'usine ou autre pour aller combattre au front, les femmes leur succèdent alors pour assurer la production durant leur absence.
En effet, elles découvrent ce que c'est d'avoir un métier, finissent par prendre goût au travail et surtout à leur indépendance. En plus de gérer leur foyer, elles doivent aussi assumer cette tâche, elles prennent conscience que dans ce domaine elles sont aussi compétentes que leur conjoint et qu'elles sont loin d'être des êtres faibles physiquement et psychologiquement comme la société peut les voir. Ce qui va poser un léger problème lors du retour de leur mari à la fin de la guerre qui pense retrouver leur place intacte. Ainsi depuis, grâce à la volonté des femmes, travailler est devenu quelque chose de banal pour elles alors qu’avant c’était considéré comme une situation plutôt étrange où celles-ci n’avaient leur place que dans la maison ou à l’épicerie du coin. Cependant, lorsqu'elles ont commencé à travailler, les femmes sont une main d'œuvre très exploité qu'on ne paye pas à sa juste valeur. Pour la société, le travail salarial menace l'équilibre familial au sein du foyer qu'entretient l'épouse. Elles se sont incrusté au sein du marché du travail et en 2005 elles sont 81 % alors qu’en 1962 elles n’étaient que 41,5%.

Comme on le voit dans le graphique ci contre, de 1902 à 2005, le taux d’activité des femmes n’a fait qu’augmenter, ce qui prouve la présence importante du sexe féminin dans le milieu professionnel.
Avant la première guerre mondiale, le foyer percevait uniquement le salaire de l'homme qui devait subvenir aux besoins de toute la famille, ce qui s'avérait être parfois difficile.
Lorsque la femme a commencé a intégrer la vie active et a ramener un deuxième salaire, cette rentré d'argent était considéré comme facultative. De plus, elle ne pouvait pas disposer de son salaire qui revenait automatiquement à son mari. C'est seulement en 1965, une réforme du régime matrimonial de 1804, que le sexe féminin a pu gérer ses biens, ouvrir un compte en banque et exercer une profession sans l'autorisation de leur conjoint. L'autorisation du mari n'est plus du tout obligatoire à présent d'ailleurs c'est en 1920 que les travailleuses peuvent accéder à un syndicat par leur propre volonté. En 1907, les commerçantes peuvent siéger au conseil des Prud'hommes, les employées ont enfin à leur disposition un siège mis en place par les directeurs de magasins. A cette même date, les avocates plaident pour la première fois, les femmes médecins sont autorisés à passer leur concours et les femmes notaires peuvent exercer. Les droits se multiplient suite à cela et c'est en 1983 que sort la Loi Roudy très importante dans l'histoire des femmes puisque elle interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe. Les noms de métiers à cette époque étaient tous masculins mais en 1986 il y a un changement qu'on nomme « Circulaire » qui permet d'employer le féminin pour les noms de professions. Certes, la situation au travail des femmes a beaucoup évolué ces derniers siècles mais il y a toujours cette part d'inégalité qui permet de différencier un travailleur d'une travailleuse que nous allons voir par la suite.
2) une approche cinématographique
Toujours avec le film « De l'autre côté du lit », nous pouvons distinguer l'image que peut véhiculer les femmes d'affaires actuelle. Cela nous montre bien le changement de mentalité par rapport à la femme qui travaille.
B- Des inégalités persistent
1)La parité homme-femme n'est pas acquise dans le monde professionnel

La socialisation qui est le processus durant lequel un individu apprend et intériorise les normes et les valeurs d'une société,est l'une des causes des inégalités dans le monde professionnel entre les hommes et les femmes. Les valeurs qui sont intériorisé chez la petite fille sont les comportements d'obéissance, de discrétion, de douceur qui vont l'inciter à être présente pour autrui. Ces qualités vont alors ainsi être exploiter dans leur choix du travail, elles se concentreront dans le domaine tertiaire où les services sont présents. Les emplois d'autorité et à responsabilité seront rejeté à cause de l'apprentissage qu'elles ont pu recevoir.
Les inégalités commencent dès le recrutement où un employeur n'est pas rassuré à l'idée d'engager une femme et ses multiples responsabilités qu'elle doit assumer en tant que mère de famille ou bien dans le futur. Chaque femme a le désir d'avoir à un moment donné un enfant et cela pose un problème pour le milieu professionnel qui préfère ne pas avoir à se passer de son travailleur.
De plus, depuis 1909, il existe un congé maternité dont la durée varie selon le nombre d'enfants attendus et le nombre d'enfants déjà à charge. La durée du congé maternité est de 16 semaines avec 10 semaines avant l'accouchement et 6 semaines après, ce qui certes ne plait pas à tous les patrons. Les employeurs doutent aussi souvent que les femmes aient la capacité d'obtenir la confiance et le respect de client, il y a aussi quelques difficultés pour les femmes mariées de se déplacer fréquemment dans leur fonction. En outre, il y a une certaine réticence à l'idée qu'une femme puisse dirigé un groupe d'hommes dans une entreprise, ce qui limite clairement leur chance d'être engagé. La différence la plus connue et la plus polémique dans le milieu professionnel est l'écart de salaire qu'il existe entre les deux sexes. Un homme qui possède la fonction qu'une femme sera pourtant plus rémunéré. Effectivement, le sexe féminins gagnent l'équivalent 83,4 % du salaire horaire moyen du sexe masculin. Ce qui semble plutôt injuste puisque la formation est exactement la même et de plus cela est prouvé que les femmes réussissent beaucoup plus leur études que les hommes donc elles peuvent être dans certains cas plus méritantes.

Les formes d'emplois sont aussi un sujet qui fâche puisqu'elles obtiennent le plus souvent un travail à temps partiel soit plus de 80 % des postes à temps partiel sont occupés par des femmes contre moins de 20 % pour les hommes. Les postes de responsabilités sont aussi plus côtoyés par les hommes car seulement 10 % des femmes en possèdent un.

Sachant que la conciliation de leur vie familiale et professionnelle leur permet d'accepter plus facilement un poste avec moins d'heures car cela lui demande ainsi de conserver du temps pour sa famille. Les femmes n'ont pas beaucoup de choix et sont plus dirigés dans le secteur tertiaire où elles sont en sur représentation dans le domaine des services car en général elles ont plus l'esprit social. Toutes ces inégalités provoquent une forte précarité chez les femmes et ainsi il existe beaucoup plus de chômeuses que de chômeurs.

2)Lexique
Les inégalités dont sont victimes les femmes dans le marché du travail sont appelé le « plafond de verre ». En effet, c'est un phénomène à travers lequel la progression de certaines personnes soit les femmes s'arrête à un certain niveau. Par exemple, dans le cas où elles sont très peu à accéder à un poste à responsabilité et où quelques portes professionnelles leur sont fermé.
