A- Les conditions s'améliorent au sein du foyer
1) L'évolution du rôle de la femme
Au XVIII ème siècle, la place d'une femme était bien définis. Son rôle était d'entretenir la maison, s'occuper des enfants et répondre aux besoins de son mari en ne sortant très peu. Sachant que la société sous-estimais l'importance du travail domestique qu'elles exerçaient et considérait cette tâche comme naturel ce qui dévalorisait la femme. D'ailleurs, une femme était considéré comme incapable de s'assumer toute seule c'est pour cela qu'elle était sous la tutelle de son mari et que chaque père se devait de verser une dot au futur époux qui accepterait de prendre sa fille comme femme. Dans la royauté, il était plus prestigieux d'avoir un garçon qu'une fille car l'on imaginait toujours un avenir prometteur pour le garçon à qui l'on transmettrais tous les biens. Pour la fille, il suffisait seulement de lui inculquer une éducation pour qu'elle soit une bonne épouse au foyer. L'éducation d'une fille était en général limiter pour l'empêcher de raisonner et réfléchir un minimum sur sa condition qui n'était pas juste et ainsi éviter toutes formes de revendications. Nous pouvons presque dire qu'elle était comparé à un « fardeau », que la marier était une fierté et une délivrance pour la famille.

Les mariages n'avaient pas du tout la même nature qu'aujourd'hui, rares étaient les mariages d'amour. En effet, chaque alliance avait un intérêt surtout pour ce qui concerne les bourgeois. La femme était plutôt considéré comme un « prestige » plutôt qu'une épouse qu'on aime. Pour la loi, elle était considéré comme dépendante d'un homme et ne possédait aucune responsabilité. C'est au XIXème siècle que les choses commencent enfin à bouger, après avoir obtenu le droit de posséder un compte bancaire en 1881 et ensuite de gérer leur biens, les femmes obtiennent l'autorité paternelle en l'absence de leur mari le 3 juin 1915 et notamment durant la guerre.
Durant la seconde guerre mondiale, la façon de pensée n'a pas changé malgré le remplacement des hommes au travail par le sexe opposé. On ne veut pas des femmes sur le marché du travail et on leur demande de laisser la place aux hommes, c'est pour cela qu'en 1938 une prime est crée pour les femmes au foyer. En 1965, la femme n'est plus sous la tutelle de son mari, c'est une personne qui peut s'assumer seule et agir sans l'autorisation de son mari. La légalisation de la contraception pour le sexe féminin voit le jour le 28 décembre 1967. Effectivement, le projet de loi Neuwirth est adopté et les moyens contraceptifs sont enfin accepté et peuvent être sur le marché de la vente pour que les filles puissent combler leur désir sans tomber obligatoirement enceinte car c'est le 17 janvier 1975 que l'avortement est autorisé.

La femme se bat pour ses libertés et les obtient au fur et à mesure, c'est en 1970 que l'autorité paternelle est remplacé par l'autorité parentale. A présent, il n'y a plus de chef de famille, les enfants doivent obéissance aux deux parents et la mère s'impose. Grâce à toutes les améliorations qui ont lieu du 19ème au 20ème siècle, la femme n'a plus la même place dans le foyer. Elle travaille, est indépendante et possède une nouvelle forme d'autonomie. Au sein de la famille, elle est considéré comme le « pilier central » et occupe le poste de « conseillère » de l'homme et de ses enfants car elle représente une personne de confiance. En effet, d'après une enquête de l'INSEE, le couple prends les décisions les plus importantes au sein du foyer tandis que les choix de la vie quotidienne sont pris par la femme. Avec cette avalanche de droits adopté, cela permet enfin à la femme d'être présente et de s'affirmer dans beaucoup de domaines, il y a un nouveau type de femme: « la femme égalitaire » qui s'oppose à la « femme ménagère » déjà présente auparavant. La similitude des droits entre la femme et l'homme permet de constater une certaine égalité qui mérite encore des améliorations.
2) Une approche moderne de la femme active
Pour mieux comprendre la vie quotidienne d'une femme active, nous avons interviewé notre proviseur adjoint du lycée Jacques Marquette de Pont à Mousson. Mme Beltzung a accepté de répondre à nos questions afin de comprendre la conciliation de sa vie de famille et sa vie professionnelle. C'est une femme active, mariée qui a trois enfants dont une fille de 14 ans et deux garçons de 12 et 7 ans.
Est-ce difficile de concilier votre vie familiale avec votre vie professionnelle ?
Lorsque j'étais enseignante, j'avais des facilités à gérer mon temps car j'en avais plus alors qu'aujourd'hui c'est plus délicat car mes horaires ne sont plus du tout les mêmes mais le fait d'être dans l'éducation nationale me permet un temps de repos en même temps que celui de mes enfants.
Qu'est ce qui vous plaît dans votre travail ?
C'est le contact avec les élèves et cela me permet d'entretenir une certaine vie sociale. De plus, j'aime ma profession car mener des projets me plaît énormément. C'est épanouissant d'avoir une vie de travail pour moi.
Dans votre formation professionnelle ou au travail, avez vous déjà subi des différences entre homme et femme ?
Non car au sein de l'éducation national il n'y a pas vraiment de différences entre les deux, une femme est autant payé qu'un homme et considéré de la même manière.
Culpabilisez vous de consacrer du temps à votre travail plutôt qu'à votre famille ?
Oui cela me donne parfois mauvaise conscience notamment de ne pas être forcément disponible pour les devoirs de mes enfants. D'ailleurs, souvent mes enfants me reprochent de ne pas être assez présente auprès d'eux. Actuellement, les femmes actives sont satisfaites de leur vie professionnelle même si on leur fait souvent comprendre que leur place est auprès de leur enfant ce qu'on ne reprochera jamais à un homme. Pour certaines personnes, il faut faire un choix entre vie professionnelle et le rôle de mère.
Dans votre foyer, est ce qu'il y a un partage des tâches ménagères ?
Oui au niveau de ça je ne me plains pas, mon compagnon me soutient et il y a un partage des rôles. Il s'occupe du repassage par exemple mais il est vrai que le plus gros du ménage revient souvent à la femme tout de même. Je me rends compte que j'ai deux journées en une journée, l'une où j'occupe mon poste et l'autre lorsque je dois m'occuper de mes enfants et du reste de la maison en rentrant chez moi le soir.
Qui prends les décisions importantes au sein du foyer ?
Le rôle parental est partagé, j'ai aussi bien mon rôle d'épouse que de mère malgré tout l'homme désormais se repose sur la femme.
Aimeriez vous être une femme au foyer ?
Non car pour moi c'est épanouissant de travailler et si je restais à la maison je deviendrais certainement une maniaque avec le ménage ! Il y a aussi un atout financier car ce n'est pas négligeable d'avoir un revenu à la fin du mois. J'aime mon métier et ses responsabilités qui l'incluent c'est pourquoi que je pense que je n'aimerais pas être une femme au foyer. Cependant cela ne veut pas dire que d'être une femme au foyer n'est pas épanouissant car le rôle de maman est un très beau métier.
Comment selon vous l'image de la femme est elle représentée dans la société actuelle ?
Selon moi, l'image de la femme est tout d'abord basée sur l'apparence physique car les médias ne s'intéressent pas à leur intelligence. C'est vrai que dans la publicité les mannequins sont sélectionné
selon des critères de beauté strictes, le physique avant tout.

3)Lexique
Simone Veil dont le véritable nom Simone Jacob est née le 13 juillet 1927 à Nice est une femme politique française qui a tenté de faire bouger les choses en faveur de la situation des femmes dans la société. Simone Veil fait partis des rares survivants de l'extermination nazi des juifs, elle fait carrière dans la magistrature puis devient ministre de la Santé en mai 1974. C'est grâce à ce nouveau poste qu'elle fait adopté la loi « Veil » qui autorise l'avortement en 1975 en France.

B- Mais il reste encore quelques inégalités
1)Des stéréotypes qui persistent
Certes, les combats des femmes ont permis de nombreuses avancées en ce qui concerne leur droits et leur libertés. Cependant, les femmes conservent un rôle bien précis au sein du foyer transmis de génération en génération. Si ces inégalités persistent c'est sûrement grâce à la transmission de ces « valeurs » et ces « habitudes » qui ne semblent pas prête de changer.
Dès le plus jeune âge, à travers le divertissement, on apprends aux enfants leur futur rôle à tenir dans la vie. Les petites filles ont pour cela des poupons dont elles doivent s'occuper et materner comme leur maman font avec elles, des cuisinières pour imiter la préparation de bons petits plats, des aspirateurs miniatures ou machine à laver pour assurer les tâches ménagère. Tout cela montre bien que la femme semble être faite et vue comme celle qui doit s'occuper principalement du foyer. Certains stéréotypes ne disparaissent pas et conservent leur place dans de nombreuses têtes et pas seulement dans celles des hommes. Effectivement, des témoignages montrent que quelques femmes aiment être « dominer » par leur compagnon qui doit être protecteur, possessif, arrogant et jaloux. Elles pensent aussi que leur rôle consiste à plaire à leur mari sans être pour autant superficielle et à assurer toutes les tâches ménagères, c'est en quelque sorte la façon de pensée de « l'ancien temps » qui persiste et qui s'oppose à l'évolution. De nos jours, les femmes consacrent leur temps libre aux tâche ménagères et pour les femmes actives elles exécutent presque une « double journée ». En effet, c'est ce qu'a déclaré la Conférence de 1995 sur leur temps de travail domestique supérieur à celui des hommes. D'après l'INSEE, les femmes passent en moyenne par jour 3h26 à s'occuper des taches domestiques alors que les hommes utilisent 2h01 de leur temps pour cela. Les domaines où l'homme accorde le plus de son temps se limite au bricolage, jardinage, à son travail professionnel et à son propre temps libre.
4h21 est le temps libre que possède un homme alors que sa compagne se contente de 3h25 soit presque une heure en moins. A travers ces chiffres, on constate bien une inégalité au niveau de la répartition des tâches car la femme doit additionner son devoir professionnel et son devoir domestique. Ce qui revient à dire qu'elle travaille beaucoup plus mais n'est pas payé en conséquence contrairement à l'homme. De plus, après une naissance, les hommes restent beaucoup plus disponibles que leur épouse qui se doit de s'occuper de l'enfant car elles consacrent en moyenne 42minutes à cette occupation contre 19minutes pour le sexe opposé. En général, après six mois une naissance, la mère réduit son activité de loisirs: 38 % d’entre elles arrêtent la pratique d’une activité artistique contre 18 % des pères. Dans la société actuelle, une carrière professionnelle et une vie de famille semblent incompatible lorsqu'il s'agit des femmes. Elles ne sont pas forcément avantagé lorsque après leur accouchement elles doivent reprendre leur travail car il faut engagé une nourrice ou bien mettre son enfant à la crèche, ce qui reste difficile et délicat car cette tâche est attribué à la mère. Il y a la dimension familiale à toujours tenir compte pour les femmes.

2)Une approche cinématographique
Dans le film « De l'autre côté du lit » de , nous distinguons bien le couple d'aujourd'hui où l'homme qui possède une grande carrière reproche à sa femme qui travaille et qui doit s'occuper du foyer de ne pas en faire assez. C'est d'ailleurs ce que nous allons voir dans l'extrait suivant: